jeudi 22 avril 2010

Epuisement des ressources naturelles


Le casse-tête des ressources naturelles

Uranium et métaux

La lutte contre l’effet de serre et la soif d’énergie chinoise réhabilitent le nucléaire et perturbent les marchés. L’uranium a même atteint en juillet dernier 90 dollars le kilo, dix fois plus qu’il y a quelques années. Pénurie ? « Pas à court terme », affirme Michel Cathelineau. En effet, à l’échelle d’une vingtaine d’années, les gisements actuels devraient suffire. « En outre, la hausse des cours favorise la reprise de l’exploration. » Au pire, il restera l’océan, qui en contient énormément, mais à petites doses : trois microgrammes par litre, à comparer avec les 10 % de teneur des minerais exploités les plus riches ! « C’est faisable, mais très coûteux en énergie. Le prix de revient serait de 500 à 1 000 dollars le kilo. »
L’économie du fer répond aux mêmes canons que celle du pétrole et de l’uranium : on tire profit des gisements à haute teneur, et la hausse des cours ouvrira des perspectives d’extraction de sites moins riches. « Sans oublier que si le prix augmente trop, on recycle », note Michel Cathelineau. Quant au cuivre et à l’or, entre autres, il resterait d’immenses gisements à découvrir.

Le journal du CNRS

Brusque fin du charbon en 2075 ou 2048 ?

Les réserves prouvées de charbon sont passées de 227 à 144 années de production entre 1999 et 2005. Le charbon aura-t-il une fin brusque dès 2048, selon la tendance actuelle d'augmentation de la production, ou seulement en 2075 selon une progression plus faible de celle-ci ?
Le charbon n'en a pas pour deux siècles, comme on l'entend souvent dire, mais pour beaucoup moins longtemps. En six ans, entre 1999 et 2005, les réserves prouvées de charbon ont diminué de 14 %. Exprimé en années de production, ces réserves sont passées de 227 à 144 ans, soit une diminution de durée de 83 ans (- 36 %) en six ans.
Les réserves de charbon n'ont pas augmenté malgré un prix qui a doublé entre 1999 et 2005, comme le voudrait une théorie économique simpliste selon laquelle "les réserves augmentent avec les prix". Au contraire, les réserves "prouvées" de charbon ont diminué de 14 % en tonnage. Les réserves réelles sont sans doute bien inférieures. Par exemple, sans aucune découverte nouvelle et malgré une production très importante, les réserves n'ont pas été ajustées depuis 1996 en Russie et depuis 1990 en Chine.

En réalité, la production de charbon passera par un maximum vers 2030, avec une production proche de 8.000 millions de tonnes par an, puis entrera en déclin. Comme pour le pétrole et le "peak oil", la production charbonnière passera par son "peak coal".

futura 24

Epuisement des mines: aux sources du mythe

Une exploration limitée

D’où viennent alors ces prévisions d’un appauvrissement du sous-sol? En partie de la façon dont opèrent les groupes miniers. «Ces réserves alarmistes que l’on brandit si facilement reflètent en réalité les limites des mesures effectuées par les compagnies minières, c’est-à-dire des sommes qu’elles y consacrent», poursuit le géologue qui travaille depuis trente ans dans le secteur.

Or c’est précisément là que cela coince. Cotées en bourse, ces sociétés n’ont aucun intérêt à dépenser des dizaines ou centaines de millions de dollars en forages et études géologiques, simplement pour prouver l’existence de réserves plus profondes, moins accessibles, qui seront extraites dans plusieurs décennies.

Surtout, la thèse du «peak minerals», brandie dès les années soixante-dix, a connu des heures moins riches. Ainsi, dès 1969, l’US Geological Survey (USGS) annonçait que 80 millions de tonnes de réserves de zinc étaient disponibles dans le sous-sol d’une planète en utilisant alors 5 millions de tonnes par an. Calcul rapide: il n’y en avait plus que pour seize ans. Les pouvoirs publics de nombreux pays débloquèrent alors des budgets pour favoriser l’exploration: leurs bureaux géologiques – USGS, BRGM français – multiplièrent les campagnes. Les compagnies minières suivirent. Résultat, en 1981, les réserves apparaissent trois fois plus importantes: la planète disposait soudain d’une marge de 40 ans de zinc et de 72 ans de cuivre…

LE TEMPS Mardi 21 juillet 2009

Epuisement des ressources naturelles

Quelques éléments dont la fin de vie serait programmée à court terme et entrant dans la composition des équipements informatiques et les installations connexes (classés par date de disparition estimée) [3] :
[3] Source USGS (Service Géologique des Etats Unis)
( ... )
l’argent (Ar) : épuisement prévu entre 2021 et 2037. Il est utilisé dans l’industrie (électricité, électronique, brasures, soudures et autres alliages : 41%).
( ... )
l’or (Au) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2025 ; utilisé dans l’électronique au niveau des contacts pour ses propriétés de conductivité, d’inaltérabilité, d’inoxydabilité et sa finesse.

le zinc (Zn) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2025 ; utilisé dans l’électronique comme par exemple dans la fabrication des « magnetic random access memory » (MRAM).
( ... )
le plomb (Pb) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2030 ; 71% de la production sert dans le fonctionnement des batteries.

le cuivre (Cu) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2039 ; avec 55% d’utilisation, il est essentiellement mis en œuvre dans l’industrie électrique (câbles, bobinages).

l’uranium (U) : fin probable estimée dans une fourchette allant de 2025 à 2060 ; essentiel à notre production électrique, ce qui doit nous inciter encore plus à modérer notre consommation par tous les moyens possibles. Selon "Uranium Resources and Nuclear Energy" du Energy Watch Group (2006-12), une pénurie d’uranium pourrait se produire dès 2015.

le nickel (Ni) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2048 : utilisé dans les batteries (piles bouton pour BIOS, batteries d’ordinateurs portables)

le pétrole : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2050 ; le pétrole entre dans la fabrication des plastiques utilisés dans les équipements informatiques. En outre, il entre dans le cycle de vie du produit, de sa fabrication à son recyclage

le platine (Pt) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2064 ; utilisé dans les industries électroniques et électriques

eco-info (CNRS)



La production de pétrole conventionnel a atteint son « pic historique » en 2006, elle ne le redépassera « jamais » dit l' Agence Internationale de l' Energie 

Près de 30 % de la production des puits aujourd’hui en activité aura disparu dans 10 ans, passant de 68 à 48 millions de barils par jour (mb/j) en 2020. Et dans une génération, en 2035, les champs de pétrole actuellement exploités ne fourniront plus que 17 mb/j, soit moins d’un cinquième de la demande future, d’après le graphe reproduit ci-dessous, issu du rapport annuel que vient de rendre public l’Agence internationale de l’énergie (AIE). ( ... )

Oil Man

L' A.I.E et le pic pétrolier



« Nous n’avons pas mis fin à la croissance, la nature va s’en 

charger », par Dennis Meadows

«Le scénario de l’effondrement l’emporte»



Dans les vingt prochaines années, entre aujourd'hui et 2030, vous verrez plus de changements qu'il n'y en a eu depuis un siècle, dans les domaines de la politique, de l'environnement, de l'économie, la technique. Les troubles de la zone euro ne représentent qu'une petite part de ce que nous allons voir. Et ces changements ne se feront pas de manière pacifique.


« Nous n’avons pas mis fin à la croissance, la nature va s’en charger », par Dennis Meadows




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