samedi 19 novembre 2011

Comment les algorithmes façonnent notre monde par Kevin Slavin



Kevin Slavin affirme que nous vivons dans un monde conçu pour (et de plus en plus contrôlé par) les algorithmes. Dans cette conférence fascinante qu'il a donnée à TEDGlobal, il montre comment ces programmes complexes déterminent les tactiques d'espionnage, le prix des actions, les scénarios de films et l'architecture.. Et il nous met en garde contre le fait que nous écrivons du code que nous ne comprenons pas, avec des implications que nous ne pouvons pas contrôler.

  TEDGlobal


 Kevin Slavin : “il nous faut dresser l’Atlas des algorithmes contemporains”



“Si on commence à tirer sur le fil rouge des algorithmes, on se rend compte qu’ils déterminent de plus en plus de choses dans nos vies. Pas seulement les échanges commerciaux ou le niveau de remboursement de nos pensions de retraite… Ils déterminent également la valeur de l’immobilier, ce qu’on regarde à la télé, le prix des produits, ce que nous mangeons, comment nous circulons, ce qui va nous arriver, la manière dont sont conçues les chansons, ce que nous allons voir au cinéma, ce que nous lisons, le titre des livres que nous lisons, ce que nous pensons de ce que nous lisons…” Tant et si bien que dresser l’Atlas des algorithmes contemporains, de tous les domaines où ils ont une influence, est déjà devenu quasiment impossible. ( ... )


“Désormais, des algorithmes déterminent quels films vont être tournés. D’autres disent s’ils ont été bons… Que se passe-t-il quand le crash qu’a connu la bourse va se dérouler dans l’industrie du cinéma ou sur le marché du vin ? Que signifient, à long terme, cette production et cette consommation façonnées par les algorithmes ? Où tous les films se ressemblent. Où tous les vins ont le même goût ? Jusqu’où cela va fonctionner et jusqu’où cela va nous conduire ? Que produit cette monoculture, cette culture moyenne, où tout est lissé par les algorithmes ?…”


On savait pourtant que les emprunts immobiliers des gens ne pourraient pas être remboursés. Mais on a largement ignoré les faits et les données – pourtant produits par les marchés. On a autorisé des gens à emprunter au-dessus de ce qu’ils pouvaient rembourser, conclut Kevin Slavin. La leçon que l’on peut tirer de ce qu’il s’est passé à Wall Street vient peut-être de ceux qui ont décidé de quitter le marché des échanges, écoeurés. Peut-on faire la bourse ailleurs, autrement ? Peut-on créer des systèmes alternatifs (des Dark Pools), c’est-à-dire des marchés où d’immenses liquidités se déplaceraient en-dehors du royaume des algorithmes ? Quel serait le dark pool de l’art, de la musique, de l’immobilier ? Peut-on sortir du champ – du chant – des algorithmes ? Ou est-il déjà trop tard ?


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