samedi 24 septembre 2011

TINA énergétique


Le débat qui a naturellement suivi la catastrophe humanitaire du tsunami aux 10 000 victimes les problèmes de la centrale de Fukushima a donné une terrifiante illustration de l’incompétence scientifique de nos politiques et de leur manque total de vision quantitative sur le long terme.


Dvanw, de façon prémonitoire, nous avait rappelé l’ésotérisme intrinsèque de la science, rejoignant ainsi la fameuse citation d’Arthur C. Clarke comme quoi toute technologie assez avancée devient indistinguable de la magie. Magie noire en l’occurrence dans le cas de la radioactivité et du nucléaire du côté gauche de l’échiquier politique, compensée par l’invocation de la magie blanche des fameuses “alternatives” dont on lit partout qu’elles existent mais dont on ne trouve guère de trace nulle part. A moins de détruire l’économie et les paysages naturels, il semble en fait que de telles alternatives n’existent pas encore aujourd’hui et que le débat actuel focalisé sur le nucléaire loupe complètement le paysage énergétique global qui mérite un examen quantitatif au croisement de la physique et de l’économie. ( ... )

Or, comme pour le problème du réchauffement climatique, on commence à toucher du doigt les limites physiques du système énergétique Terre. A quelques exceptions près (comme le nucléaire et la géothermie) toute l’énergie que nous consommons provient directement ou indirectement du soleil.

Par exemple, les énergies fossiles (charbon, pétrole, etc…) sont, comme leur nom l’indique, des restes de plantes du passé, ayant photosynthétisé de la matière organique sur des millions d’années : elles constituent de l’énergie solaire très efficacement stockée, ce qui en fait une source d’énergie remarquablement efficace et peu chère, mais non renouvelable.

Bonne nouvelle : on ne manque pas de charbon (1000 ans de réserve), on estime qu’on peut extraire une puissance de l’ordre de 30 TW, donc on ne manquera pas d’énergie. Mauvaise nouvelle : on risque en conséquence de détraquer complètement le climat (et de continuer à massacrer des mineurs à tour de bras, mais une vie de mineur semble peser moins médiatiquement que celle d’un technicien du nucléaire). ( ... )

La physique nous contraint, il n’y a en fait que 3 solutions :
  • le nucléaire. Bonne ou mauvaise nouvelle : on ne dispose que de 100 TW-an d’Uranium, i.e. 100 ans à 1 TW, donc ne comptez-pas sur la fission très longtemps. La fusion (ITER & co) ne sera au point que dans 50 ans au mieux, il faut trouver une solution avant.
  • la séquestration du carbone. On peut continuer à brûler du charbon et des mineurs à tour de bras si on trouve un moyen de stocker tout le CO2 supplémentaire produit. La technologie actuelle consiste à dissoudre le CO2 dans les eaux profondes. Là encore, la quantité physique d’eau profonde nous limite. On estime qu’au mieux, on dispose de 100 à 150 ans de capacité de stockage des émissions annuelles de CO2. Mais là encore il faudra beaucoup de temps pour avoir quelque chose de véritablement efficace.
  • les énergies renouvelables. L’équation est simple : en une heure d’ensoleillement, la Terre reçoit plus d’énergie que la consommation humaine en un an. C’est cette énergie qui est responsable du vent, des courants marins, etc…
  • Il y a donc a priori beaucoup de place pour le renouvelable d’origine solaire, qui, comme on l’a dit, reste de toutes façons la seule “vraie” source d’énergie externe. Cependant, là encore, il faut faire du quantitatif. Et on s’aperçoit que ça cloche rapidement . Si on regarde tout le potentiel éolien à 10 m du sol, on arrive à seulement 4 TW [1]. Rajouter 2TW en mettant des barrages un peu partout pour faire de l’hydroélectricité. 5 TW en transformant toutes les terres cultivées en bio-carburant. Bref, même en ruinant terres arables, écosystème et paysages pour produire de l’énergie, en réalité, le compte n’y est pas du tout, et je serai curieux de savoir quelle est donc l’alternative non carbonée proposée de façon réaliste par les écologistes ! ( ... )






C’est là que Nocera rentre en scène, en tant que chimiste. Nocera part d’un constat simple : il existe autour de nous une molécule simple, abondante et propre, utilisée dans la nature par la photosynthèse pour stocker de l’énergie. Son nom : l’eau.
Et oui, la réaction consistant à brûler une demi molécule de dihydrogène avec une molécule de dioxygène pour donner une molécule d’eau est extraordinairement énergétique. L’ordre de grandeur est tout simplement hallucinant. Imaginez qu’on mette au point une super photosynthèse telle qu’on puisse convertir par seconde une piscine olympique en H2 et O2 qu’on rebrûle aussitôt. On génère alors 40TW d’électricité, soit la puissance requise à l’échelle mondiale ! Avec une seule piscine olympique par seconde à l’échelle de la planète ! ( ... )

Je vous recommande aussi la lecture de ces trois articles récents de Jancovici (1,2, et surtout 3) qui démontrent également comment en sortant du nucléaire, on favorise mécaniquement le charbon, bien moins cher, bien plus efficace, bien plus abondant et bien plus léthal que tout le reste. Et j’avoue pour ma part que les réactions actuelles de la gauche et des écologistes me laissent bouche-bée tant il est évident qu’ils sont en train de jouer le rôle d’idiots utiles des divers lobbys de l’énergie fossile.



dimanche 11 septembre 2011

" La paix indésirable? Rapport sur l’utilité des guerres. " ( 1967 )

« De même que je prends personnellement la responsabilité de l’authenticité de ce document, je puis témoigner en faveur de la justesse de ses conclusions. Mes réserves ne concernent que l’imprudence avec laquelle il a été mis à la disposition d’un public qui n’était évidemment pas prêt à le comprendre. » 

Préface de John Kenneth Galbraith ( conseiller économique de  John Fitzgerald Kennedy )



Le rapport dit « de la Montagne de fer » est paru en 1967 aux Etats Unis chez Dial Press sous le titre original de:

« Report from the Iron Mountain on the possibility and the desirability of peace » ( ... )


Les membres du groupe d’étude spéciale étaient parvenus à la conclusion suivante:


« La paix durable, bien que n’étant pas théoriquement impossible, est probablement inaccessible; même dans le cas où il serait possible de l’établir, il ne serait certainement pas dans l’intérêt le mieux compris d’une société stable de parvenir à la faire règner. …/…


La guerre remplit certaines fonctions essentielles à la stabilité de notre société; jusqu’au moment où d’autres procédés susceptibles de remplir les mêmes fonctions n’auront pas été découverts, le système qui repose sur la guerre devra être maintenu – et amélioré quant à son efficacité. » ( ... )


Le groupe part en effet de cette constatation:


« Il n’y a certainement aucune exagération à dire qu’un état de paix générale dans le monde conduira à des changements dans les structures sociales de toutes les nations du monde, changements qui seraient d’une ampleur sans équivalent dans l’histoire, et révolutionnaires.


Les conséquences économiques d’un désarmement général, pour ne parler que de la conséquence la plus évidente de la paix, obligeraient à reconsidérer toutes les modalités de la production et de la distribution dans le monde, dans une mesure qui ferait paraître insignifiants les changements survenus au cours des cinquante dernières années.


Des changements gros de conséquences se produiraient également dans les domaines politique, sociologique, culturel et écologique. » ( ... )


« La guerre, en temps que système social, a non seulement constitué un élément essentiel de l’existence des nations en temps qu’entités politiques indépendantes, mais elle a également été indispensable à la stabilité intérieure de leurs structures politiques. Sans elle, aucun gouvernement n’a jamais été capable de faire reconnaître sa « légitimité », ou son droit à diriger la société. La possibilité d’une guerre crée le sentiment de contrainte extérieure sans lequel aucun gouvernement ne peut conserver longtemps le pouvoir ». ( ... )


« L’existence d’une menace extérieure à laquelle il est ajouté foi est, par conséquent, essentielle à la cohésion sociale aussi bien qu’à l’acceptation d’une autorité politique. » ( ... )


« La guerre est la principale force qui soit à l’origine du développement de la science, à tous les niveaux, depuis la conception abstraite jusqu’à l’application technique. La société moderne accorde une grande valeur à la science « pure », mais il est historiquement indiscutable que toutes les découvertes d’importance majeure qui ont été faites dans les sciences naturelles ont été inspirées par les nécessités, réelles ou imaginaires, de leur époque. Les conséquences de ces découvertes se sont étendues beaucoup plus loin, mais la guerre a toujours fourni le stimulant qui a été à leur origine. » ( ... )


« …pour être efficace, un substitut politique à la guerre devrait nécessiter des « ennemis de remplacement » dont certains risqueraient de paraître un tant soit peu « tirés par les cheveux » dans le contexte de l’actuel système fondé sur la guerre. Il pourrait consister en ceci, par exemple, que la pollution totale du milieu pourrait remplacer la possibilité de destruction en masse par des engins nucléaires, en tant que principale menace apparente exercée contre la survie de l’espèce. L’empoisonnement de l’air ainsi que des ressources principales de nourriture et d’eau est déjà en bonne voie et, à première vue, pourrait apparaître comme prometteur, vu sous cet angle; cet empoisonnement constitue une menace contre laquelle on ne peut se défendre qu’en utilisant à fond l’organisation sociale et le pouvoir politique.


Mais selon ce que l’on sait aujourd’hui, il faudra encore attendre la vie d’une génération ou d’une génération et demie avant que la pollution du milieu ambiant, si grave qu’elle soit déjà, devienne suffisamment menaçante, à l’échelle mondiale, pour pouvoir offrir une base possible à une solution de ce genre. » ( ... )


« Il est parfaitement possible que la création d’une forme subtile d’esclavage soit une condition préalable absolue à la direction d’une société appartenant à un monde sans guerres. En pratique, la transformation des codes de discipline militaire en une forme d’esclavage, appelée par euphémisme d’un autre nom, ne réclamerait, de façon surprenante, qu’une révision de faible importance… » ( ... )


« …il serait possible de faire des individus asociaux, dont il faut garder en main le contrôle au moyen d’une institution quelconque, « l’ennemi de remplacement » nécessaire à la cohésion de la société. L’impossibilité accrue, inévitable et irréversible pour certains, d’être employés, et l’extension parallèle d’une aliénation généralisée par rapport aux valeurs normalement admises pourrait obliger à envisager de telles mesures, et pourrait faire qu’elles deviennent nécessaires, même en tant que complément au système fondé sur la guerre. » ( ... )


Partant du principe que la guerre est « la base même de l’organisation sur laquelle toutes les sociétés modernes sont construites. » les auteurs du rapport concluent à la nécessité d’avoir recours aux substituts précédemment envisagés afin « de se préparer très soigneusement à l’éventualité de la paix, non que nous pensions que la fin des guerres soit nécessairement souhaitable, si même elle est possible, mais parce qu’elle pourrait nous prendre par surprise, sous une forme à laquelle nous pourrions ne pas être préparés. » ( ... )


Infoguerilla

Le Rapport de la Montagne de fer est un livre satirique, publié en 1967 (sous l’administration Johnson) par Dial Press, qui indique que c’est le rapport d’une commission gouvernementale. Le livre comprend l’affirmation selon laquelle il a été rédigé par un groupe spécial d’étude de quinze hommes dont l’identité devait rester secrète, et qu’il n’était pas destiné à être rendu public. Ce best seller est une parodie de think tanks militaires au cours de la guerre du Vietnam. Il prétend détailler les analyses et les conclusions d’un groupe spécial du gouvernement qui indique que la guerre, ou un substitut crédible à la guerre, est nécessaire aux gouvernements pour se maintenir au pouvoir. ( ... )

US News and World Report a affirmé dans son numéro de Novembre 20, 1967, avoir obtenu confirmation de la réalité du Rapport par un fonctionnaire anonyme du gouvernement, qui a ajouté que lorsque le Président Johnson a lu le Rapport, il a littéralement bondi au plafond et ordonné qu’il soit interdit de publication de façon permanente. En outre, des sources auraient révélé que des ordres ont été donné aux ambassades des Etats-Unis, leur enjoignant d’insister sur le fait que le livre n’avait pas de rapport avec la politique du gouvernement américain. ( ... )


Il a été inscrit au Livre Guinness des records en tant que « faux littéraire le plus réussi. » ( ... )


l’idée du Rapport est venu de Victor Navasky. En 1966, Navasky, alors rédacteur en chef du magazine satirique Monocle, lut un article dans le New York Times au sujet d’un sell-off sur le marché boursier en raison d’une « peur de la paix ». Ce qui lui donna une idée: un Rapport qui amènerait les gens à réfléchir sur une économie de paix, et sur la futilité de la course aux armements. ( ... )


Infoguerilla

" L’art d’ignorer les pauvres" par John Kenneth Galbraith

jeudi 8 septembre 2011

" Français, encore un effort si vous voulez être républicains " par Donatien Alphonse François de Sade ( 1795 )

 Je conviens que l'on ne peut pas faire autant de lois qu'il y a d'hommes ; mais les lois peuvent être si douces, en si petit nombre, que tous les hommes, de quelque caractère qu'ils soient, puissent facilement s'y plier. Encore exigerais-je que ce petit nombre de lois fût d'espèce à pouvoir s'adapter facilement à tous les différents caractères ; l'esprit de celui qui les dirigerait serait de frapper plus ou moins, en raison de l'individu qu'il faudrait atteindre. Il est démontré qu'il y a telle vertu dont la pratique est impossible à certains hommes, comme il y a tel remède qui ne saurait convenir à tel tempérament. Or, quel sera le comble de votre injustice si vous frappez de la loi celui auquel il est impossible de se plier à la loi ! 

 Le vol est le second des délits moraux dont nous nous sommes proposé l'examen.Si nous parcourons l'antiquité, nous verrons le vol permis, récompensé dans toutes les républiques de la Grèce ; Sparte ou Lacédémone le favorisait ouvertement ; quelques autres peuples l'ont regardé comme une vertu guerrière ; il est certain qu'il entretient le courage, la force, l'adresse, toutes les vertus, en un mot, utiles à un gouvernement républicain, et par conséquent au nôtre. J'oserai demander, sans partialité maintenant, si le vol, dont l'effet est d'égaliser les richesses, est un grand mal dans un gouvernement dont le but est l'égalité. Non, sans doute ; car, s'il entretient l'égalité d'un côté, de l'autre il rend plus exact à conserver son bien. Il y avait un peuple qui punissait non pas le voleur, mais celui qui s'était laissé voler, afin de lui apprendre à soigner ses propriétés. Ceci nous amène à des réflexions plus étendues. ( ... )

 Or, je vous demande maintenant si elle est bien juste, la loi qui ordonne à celui qui n'a rien de respecter celui qui a tout. Quels sont les éléments du pacte social ? Ne consiste-t-il pas à céder un peu de sa liberté et de ses propriétés pour assurer et maintenir ce que l'on conserve de l'un et de l'autre ? Toutes les lois sont assises sur ces bases ; elles sont les motifs des punitions infligées à celui qui abuse de sa liberté. Elles autorisent de même les impositions ; ce qui fait qu'un citoyen ne se récrie pas lorsqu'on les exige de lui, c'est qu'il sait qu'au moyen de ce qu'il donne, on lui conserve ce qui lui reste ; mais, encore une fois, de quel droit celui qui n'a rien s'enchaînera-t-il sous un pacte qui ne protège que celui qui a tout ?

 Si vous faites un acte d'équité en conservant, par votre serment, les propriétés du riche, ne faites-vous pas une injustice en exigeant ce serment du " conservateur " qui n'a rien ? Quel intérêt celui-ci a-t-il à votre serment ? Et pourquoi voulez-vous qu'il promette une chose uniquement favorable à celui qui diffère autant de lui par ses richesses ? Il n'est assurément rien de plus injuste : un serment doit avoir un effet égal sur tous les individus qui le prononcent ; il est impossible qu'il puisse enchaîner celui qui n'a aucun intérêt à son maintien, parce qu'il ne serait plus alors le pacte d'un peuple libre : il serait l'arme du fort sur le faible, contre lequel celui-ci devrait se révolter sans cesse ; or c'est ce qui arrive dans le serment du respect des propriétés que vient d'exiger la nation ; le riche seul y enchaîne le pauvre, le riche seul a intérêt au serment que prononce le pauvre avec tant d'inconsidération qu'il ne voit pas qu'au moyen de ce serment, extorqué à sa bonne foi, il s'engage à faire une chose qu'on ne peut pas faire vis-à-vis de lui.

 Convaincus, ainsi que vous devez l'être, de cette barbare inégalité, n'aggravez donc pas votre injustice en punissant celui qui n'a rien d'avoir osé dérober quelque chose à celui qui a tout : votre inéquitable serment lui en donne plus de droit que jamais. En le contraignant au parjure par ce serment absurde pour lui, vous légitimez tous les crimes où le portera ce parjure ; il ne vous appartient donc plus de punir ce dont vous avez été la cause. Je n'en dirai pas davantage pour faire sentir la cruauté horrible qu'il y a à punir les voleurs. Imitez la loi sage du peuple dont je viens de parler ; punissez l'homme assez négligent pour se laisser voler, mais ne prononcez aucune espèce de peine contre celui qui vole ; songez que votre serment l'autorise à cette action et qu'il n'a fait, en s'y livrant, que suivre le premier et le plus sage des mouvements de la nature, celui de conserver sa propre existence, n'importe aux dépens de qui.( ... )

  Wikisource


Sade était-il un libertin ou un criminel ? par Olivier Blanc


Si bien que ce témoignage de la marquise de Boulainvilliers, qui courait alors dans les cercles aristocratiques, conforte en tous point la véracité de celui rapporté par Rose Keller, la rescapée de Sade. Il concerne cette fois une autre femme, entravée et torturée dans une maison du village de Passy, dont les gémissements de douleur avaient d’abord alerté M. de Boulainvilliers, qui par hasard passait à proximité à une heure très matinale. Imaginant que c’était un accouchement qui se passait mal, il avait fait demander qu’on réveille sa femme pour qu’elle se rende sur place accompagnée d’un médecin. Tandis que les premiers secours étaient apportés à la victime lardée d’entailles sur la jambe partiellement écorchée, on avait fait intercepter deux individus qui se révélèrent être le marquis de Sade et son valet [11]. La mort de la victime, quelques heures plus tard, incapable, dit-on, de signer sa déposition recueillie par le bailli du marquisat de Passy, éteignit pourtant la procédure qui avait commencé sous la houlette du Président de Boulainvilliers lui-même. Sade allégua que la femme, bien qu’entravée et bâillonnée, était consentante, et que les blessures qui lui avaient été infligées étaient destinées à expérimenter, avec l’accord de celle-ci, un baume cicatrisant de sa fabrication.  « Les juges d’instruction ne pouvaient l’écouter sans horreur, mais le respect des formes l’emporta sur le fond, et si le comte de Sade ne fut pas pendu, ce fut grâce à la délicatesse et à la probité magistrale de M. de Boulainvilliers. Le roy n’y perdit pas ses droits, comme de juste, et cet abominable homme est renfermé chez les frères de saint-Lazare à perpétuité, par lettre de cachet (…), n’en déplaise à ces criminels adroits contre qui les lois ou la judicature ne peuvent rien. »[12] ( … )

[11] Des objets le concernant avaient été trouvés sur place, dont une lettre à lui adressée dans laquelle il était question de deux corps repêchés dans un étang.

[12] Souvenirs de la marquise de Créquy, tome IV, vol. II,  p. 189.

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2014/12/20/sade-etait-il-un-libertin-ou-un-criminel-550544.html
Quelle est la différence entre un optimiste et un pessimiste ?

L'optimiste pense que l'on vit dans le meilleur des mondes possibles.
Le pessimiste pense que malheureusement c'est vrai.